Thunder 90 – 121 76ers – Match #61

Après 2 jours sans jouer, le Thunder repart sur la route sur la côte Est pour un petit back-to-back bien compliqué. D’abord, les hommes de Daigneault devaient affronter les Sixers puis, le lendemain, les Celtics. Deux matchs qui s’annonçaient quasi perdu d’avance, surtout vu la série dans laquelle on était et vu les absents.

En plus des habituels absents (SGA, Muscala, Hall et Deck), Luguentz Dort et Tony Bradley sont eux aussi out pour ce match. Le 5 du Thunder est donc le suivant : Maledon, Williams, Pokusevski, Bazley et Brown. Du coté Philly, longtemps incertain, le trio Embiid-Simmons-Harris est finalement disponible et est accompagné dans le starting five par Korkmaz et Curry. Danny Green et Mike Scott sont eux absents.

Fil du match

Le début de match s’avère assez équilibré avec des attaques qui prennent le dessus sur les défenses. Que ce soit les Sixers ou le Thunder, les 2 équipes partagent bien le ballon et tous les starters vont mettre au moins 1 panier avant le 1er temps mort du match. De notre côté, on a surtout un Maledon agressif et un Brown efficace en bout de chaîne. Embiid démarre quant à lui son chantier… Les starters continuent leur entame très honnête et sanctionnent les approximations adverses en attaquant le cercle en transition et restent à hauteur de leurs adversaires. Mais la rentrée progressive des remplaçants ne va pas permettre à l’équipe de poursuivre sur sa lancée. Si on continue de souffrir défensivement à l’image de Roby qui n’arrive pas à contenir Howard, notre attaque est éteinte, avec des pertes de balle et une création qui se détériore. Seul Jerome arrive à scorer durant les 3  minutes 30 restantes et les Sixers mènent finalement 34 à 26 au bout de 12 minutes.

Ce début de 2e acte est un peu similaire à la fin du 1er, c’est à dire laborieux en attaque. En défense, on galère toujours malgré le fait que les Sixers ne soient pas flamboyants. Et, celui qui nous permet de rester aux alentours des 10 points d’écart, c’est Ty Jerome. Le seul remplaçant inspiré colle 10 des 11 premiers points de son équipe dans ce quart et fait en sorte de maintenir cet écart. Mais cela ne va pas durer très longtemps… Et c’est à ce moment que Rivers décide de faire revenir la triplette Harris-Simmons-Embiid. Résultat : 7-0 en quelques secondes. On est dépassé, une légère accélération leur permet de se détacher très rapidement. La fin de mi-temps va être plutôt encourageante malgré un trop grand nombre de turnovers (encore une fois). A l’image de la dernière action du 2e quart, on prend pas assez soin du ballon (12 pertes de balle sur toute la MT) et on permet à cette équipe de scorer des paniers faciles. À la pause, les Sixers mènent donc 60 à 45.

On en a l’habitude mais le début de seconde mi-temps est … mauvais ! À part un and one (non converti) de Bazley, notre attaque se résume à des pertes de balle et des pertes de balle. De l’autre côté du terrain, que ce soit Embiid ou Harris ou bien Curry, ils nous sanctionnent sans trop en faire. L’écart monte sérieusement et c’est pas fini. C’est simple, on ne tente quasiment plus de tirs puisqu’on perd le ballon à chaque possession. 8 ballons perdus en moins de 6 minutes dans ce début de 3e quart, c’est juste invraisemblable. Pendant ce temps là, les Sixers se font plaisir en transition ou sur attaque placée. Bref, ça se transforme en boucherie, l’écart flirte avec les 30 points très vite. Et si notre production de perte de balle va diminuer durant le reste du quart (seulement 2 de plus), notre niveau offensif va rester faible. L’écart reste lui énorme et il faudra pas mal de Jerome et un peu de Roby et de Maledon pour ne pas prendre encore plus cher. Direction un garbage time de 12 minutes puisque, à la fin de ce 3e quart, le score est de 93 à 66 pour les hôtes.

Pas grand chose à dire sur ce 4e quart sinon qu’il résume bien le match. Perte de balle à gogo, une attaque qui est dominée par la défense adverse et une défense qui ne va pas élever son niveau dans un garbage time, c’est évident. Bazley, Brown et Jerome profitent de ce moment pour étoffer leurs stats, Charlie Brown Jr (5 pions) en profite lui pour scorer ses premiers points avec le Thunder. Bref, l’écart à la fin du match est logique vu la différence de niveau qu’il y a entre les 2 équipes. Philadelphie s’impose 121 à 90 face au Thunder.

MVP

Le MVP a été plutôt évident à choisir car peu de joueurs ont été bons et réguliers durant ce match. Il y a eu Darius Bazley qui a été intéressant mais légèrement plus discret que d’habitude tout comme Théo Maledon, à un degré moindre. On a donc choisi Ty Jerome qui dès sa première entrée en jeu a redonné un coup de boost à l’équipe, étant le seul joueur du banc à pouvoir scorer en première mi-temps. Au final, il termine le match avec 22 points avec un très joli 8/12 au tir et un excellent 4/8 à 3pts en plus de 2 rebonds et de 2 passes. Il est d’ailleurs le joueur ayant le plus joué de la partie (31 minutes) car il montrait également plus de garanties dans la création et dans l’animation offensive. Par exemple, il n’a perdu qu’un seul ballon contrairement à d’autres qui en ont perdu bien plus. Bref, il a été le meilleur joueur de l’équipe cette nuit mais ce n’est pas non plus un exploit vu les performances de ses coéquipiers…

Débrief

Un écart de niveau collectif flagrant

On s’y attendait, on l’imaginait, on aurait pu même mettre beaucoup d’argent sur une énorme raclée prise par le Thunder, surtout quand Doc Rivers a annoncé quelques minutes avant le match que quasiment tous les joueurs incertains allaient être présents et que le trio Harris-Embiid-Simmons jouait. L’écart de niveau était flagrant à la vue des effectifs disponibles et on a pas été surpris durant la rencontre. Tout d’abord, quand Luguentz Dort n’est pas là, notre potentiel défensif chute considérablement et même si on a montré beaucoup d’envie de bien faire (comme très souvent), on a été largement dépassé à l’image du duel Embiid-Brown. Et que dire offensivement… Comme pour l’aspect défensif, on a respecté nos principes habituels, à savoir le partage et le mouvement de balle mais face à une défense aussi maline et physique, on a complètement perdu les pédales. Quelques stats : 29 pertes de balle dont 8 en 5 minutes 30 en début de 3e quart ; 22 interceptions pour Phily qui a scoré 35 points suite à ces dernières ; 5 joueurs à au moins 4 turnovers. En plus de ça l’adresse n’a pas été à la hauteur pour redresser le niveau. Un vilain 7/30 de loin et un encore plus moche 13/23 sur la ligne n’ont pas permis de résister bien longtemps. En résumé, on était bien moins armés sur le papier, ça s’est bien vu durant le match et on ne peut pas en vouloir aux joueurs qui affrontaient là une des meilleures équipes de la ligue qui se prépare pour des Playoffs qui approchent à grands pas.

Des joueurs en grande difficulté

Si collectivement on a vraiment galèré, ce fut aussi le cas individuellement évidemment. Beaucoup de joueurs ont souffert de leur comparaison avec leur adversaire comme Moses Brown qu’on a déjà évoqué précédemment qui a réalisé un match honnête mais qui s’est fait marcher dessus par Joël Embiid surtout mais aussi par Dwight Howard. Chez les titulaires, Aleksej Pokusevski (8 points, 5 rebonds, 5 turnovers, 3/11 au tir, 1/6 de loin) a sûrement été le joueur le plus en difficulté cette nuit. Il a tenté pas mal de choses mais a peiné physiquement face à une équipe qui domine toutes les autres équipes dans ce domaine, ce qui semblait inévitable du coup. Chez les remplaçants, tous les joueurs ont été en délicatesse (sauf notre MVP du soir). Que ce soit Jaylen Hoard, Isaiah Roby, Svi Mykhailiuk et Charlie Brown Jr dans une moindre mesure pour sa première sous le maillot du Thunder, ils n’ont pas réussi à amener quelques choses de positives à l’équipe, laissant Jerome bien trop souvent seul quand ils l’accompagnaient sur le parquet. Au total, ils cumulent un horrible 4/23 au tir et un tout aussi dégueulasse 1/11 à 3pts. Difficile de rivaliser dans ces conditions…

En bref

Highlights

Et de 14 !! 14e défaites de suite pour un Thunder qui n’a rien pu faire cette nuit face à une armada d’un tout autre niveau. Notre tank avance toujours aussi bien, surtout que les Pistons et les Wolves ont gagné cette nuit, nous rapprochant un peu plus d’un top 4 voire d’un top 3 des pires bilans. Pas le temps de trop y penser pour les joueurs puisqu’on les retrouvera dans quelques heures (à 1h cette nuit) à Boston pour y affronter les Celtics.

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