Thunder 108 – 100 Pelicans – Match #10

Dixième match de la saison pour le Thunder la nuit dernière. Avant une série de 4 rencontres à domicile, OKC se déplaçait chez les Pelicans, la pire équipe de NBA qui présentait un bilan de 1 victoire pour 10 défaites, dans un affrontement qui sent bon le fond de classement et le scouting NCAA.

Du côté d’OKC, tout le monde est présent et Daigneault choisit de mettre Favors dans le starting five, toujours aux côtés du quatuor habituel Giddey – SGA – Dort – Bazley. Du côté de NOLA, Willie Green propose un 5 majeur Graham – Alexander-Walker – Temple – Hart – Valanciunas, lui qui doit encore se passer de son duo de All-Stars (Zion et Ingram), ainsi que du sous-estimé Naji Marshall. A noter tout de même le retour du chouchou de Louisiane en la personne d’Herbert Jones.

Fil du match

Une fois n’est pas coutume, OKC démarre le match tambour battant. Le premier panier vient d’une cross court pass de Giddey pour Bazley à 3 points, puis Favors en tête de raquette et Dort lui aussi de loin permettent au Thunder d’infliger un 8-0 d’entrée aux Pelicans. Valanciunas stoppera la série via un tir à 3pts, mais OKC est bien en place dans ce début de partie. Giddey cherche (et trouve) beaucoup un Bazley à son aise, tandis qu’en défense, Favors conteste bien les choix de Valanciunas pour forcer NOLA à prendre des tirs casse-croûtes (1/5 à 3pts sur les 3 premières minutes). Cependant, les ennuis commencent à arriver lorsque le pivot lituanien se met en route, lui qui joue tous les ballons des Pels (il inscrit les 7 premiers points de son équipe en 5 minutes) et qu’on laisse des rebonds longs à New Orleans qui se remet doucement dans le match. Les changements n’aideront pas avec la sortie de Favors pour l’entrée d’un JRE dépassé par le rouleau compresseur Valanciunas (12 points à 5/8 dans le 1er QT) et le passage sur le banc de Giddey pour l’entrée d’un Pokusevski visiblement pas réveillé de sa sieste d’avant-match. En somme, malgré un Darius Bazley vraiment surprenant en attaque, en témoigne son élévation mi-distance qui fait ficelle après un cross sur sa gauche bien senti (voir tweet) et un Luguentz Dort extrêmement propre (10 points à 4/5, dont un 2/3 à 3pts), les Pelicans vont même prendre l’avantage en fin de période pour la première fois du match, dans le sillage d’un Devonte’ Graham chaud bouillant (back-to-back 3’s, 10 points dans le quart temps). A la fin de ces 12 minutes, ce sont les joueurs de NOLA qui mènent donc d’un point (28-29).

Le second quart-temps débute avec Giddey, Mann, Poku et JRE sur le terrain, avec pour compléter un Kenrich Williams dans le rôle du moniteur de colo. Ce choix de coaching osé de Mark Daigneault ne rendra d’ailleurs pas honneur à ce beau sport qu’est le basketball, avec seulement 3 points inscrits sur les 3 minutes que ce 5 passera sur le terrain (un kickout de Poku pour Giddey à 3pts), et un raté de Poku seul sous le cercle face auquel je n’ai sûrement pas été le seul à me face palm. Après avoir posé sa bouteille et fini sa clope, coach Daigneault a donc repris les choses sérieuses : exit Poku et JRE et on met pour la première fois du match des vétérans, en la personne de Muscala et Deck. Moose qui va d’ailleurs s’illustrer en provoquant une faute offensive de Hart et une technique de Valanciunas, ce dernier probablement frustré de voir que quelqu’un arrive à le défendre. Giddey met la sauce aux défenseurs adverses via 2 paniers sur des drives très bien exécutés et OKC met progressivement en place un rouleau compresseur qui va faire mal. Muscala remet un tir, puis Bazley va chercher un and-one (il rate le lancer) pour infliger un run de 10-0 qui fait repasser le Thunder devant au tableau d’affichage. Les 17 spectateurs du Smoothie King Center font la moue, d’autant plus de SGA fait un mauvais match jusqu’à maintenant (7 points à 1/7 en 1ère mi-temps). Le run va même être amplifié par la compo small ball SGA – Jerome – Giddey – Dort – Bazley, avec des lancers de SGA (dont un sur une faute technique) et un and-one de Lu Dort qui se prend maintenant pour Kyrie en faisant des eurosteps.

Une série de 15-0 donc pour OKC qui reprend 6 points d’avance, stoppée par Jaxson Hayes, qui lui aussi va prendre une faute technique étant donné que le corps arbitral mené par Scott Foster (tiens tiens) ne souhaite voir aucune expression de joie de la part des joueurs après un panier. Nos minutes sont un bonheur lorsque Valanciunas n’est pas là et Josh Hart va même se faire exclure suite à une seconde faute technique très sévère (Fosterienne dirons-nous), ce qui pousse les fans à parler des chaussettes du corps arbitral (« Referees socks », où sûrement un truc comme ça). A la mi-temps, le Thunder mène donc 56-48, notamment dans le sillage d’un excellent Dort (18 points à 6/8).

La seconde mi-temps démarre avec notre 5 majeur de départ. Favors score les 4 premiers points d’OKC et Dort défend même Valanciunas au poste, pourquoi pas finalement, mais l’équipe dort un peu. On sent que le Thunder est meilleur mais ne prend pas assez les choses en main (Shai, on te parle), ce qui permet aux Pels de revenir à seulement 1 point après le back-to-back 3’s de NAW (Nickeil Alexander-Walker). Le cousin de SGA pousse Daigneault à prendre un temps-mort, mais NOLA s’accroche toujours avec des gros shoots de NAW et Graham, malgré le nouveau panier de Dort qui porte déjà son total à 20 points. Cependant, cette dépendance des locaux à des exploits individuels à ses limites (surtout quand tes deux meilleurs joueurs sont absents) et le Thunder se reconcentre en défense. NOLA ne score plus et de l’autre côté du terrain, OKC déroule. Un and-one de Bazley qui décidement fait plaisir à voir, enfin un panier de Shai Gilgeous-Alexander, puis un pick&roll Poku-Bazley qui permet un dunk facile pour ce dernier font que le Thunder reprend de l’avance. SGA va même nous gratifier d’un step-side à 3 points d’une insolence rare. Certains le qualifieraient de chanceux avec le rebond, personnellement étant totalement objectif et non pas un fan chauvin de ma franchise de cœur, je verrais cette action comme étant de grande classe et qui montre tout le talent de notre franchise player. Je vous laisse de toute façon juger par vous-même.

Après cette action, un évènement important va arriver : l’entrée de Mike Muscala, dont on peut raconter sa fin de quart-temps comme une liste de livres Martine. Moose marque à 3 points, Moose défend bien, Moose prend le rebond, les insiders disent même que Moose a conduit le bus jusqu’à l’hôtel et le Thunder prend une dizaine de points d’avance. Un écart qui va même s’accroître vu que SGA décide que ce 3ème quart-temps est le sien (10 points à 4/5, dont 2/3 de loin), avec un step-back à 3 points et un panier au buzzer qui permettent aux joueurs de l’Oklahoma d’avoir un avantage de 14 points à l’entame des dernières 12 minutes de la partie, grâce à un run final de 18-3.

Le dernier quart-temps, débuté avec un 5 Giddey – Mann – Williams – Pokusevski – Muscala, commence bien dans le sillage de Muscala. Un panier à 3 points, 2 autres points sur une passe de Giddey, puis un contre, Moose fait kiffer et contribue notamment à une bonne défense collective de la raquette. Le message est clair : si NOLA veut miraculeusement revenir, il faudra scorer de loin. Tre Mann nous gratifie même de deux finitions près du cercle superbes et suite à un panier de Kenny Hustle, OKC prend 21 points d’avance (96-75). La fête est totale pour les fans du Thunder, devant notre écran on savoure la joie de mettre une branlée à quelqu’un pour la première fois de la saison. Mais les joueurs se relâchent et New Orleans nous met un 10-0 qui pousse Daigneault à remettre les titulaires pour éviter une mauvaise surprise. A 4 minutes de la fin, le coach du Thunder aligne un 5 SGA – Dort – Williams – Bazley – Favors pour valider la victoire, mais les actions vendangées de SGA (2/7 au tir sur ce dernier QT) et le coup de chaud terrible de NAW laisse planer une part de suspens dans ce match. Giddey rentre à la place de Kenny Hustle et une faute bête de SGA sur son cousin à 3 points donne envie de taper sa tête contre l’écran. Heureusement, ce dernier le lui rendra bien en faisant lui aussi une faute stupide sur Dort qui mettra ses 3 lancers. Merci Lu d’exister, mais cela n’empêche pas Nickeil Alexander-Walker de nous mettre tarif sur cette fin de match, avec 22 de ses 33 points inscrits dans ce simple 4ème quart-temps. Les Pelicans reviendront même à seulement 5 points mais SGA score, ce qui nous fait souffler un peu. La fin de match sera assez répétitive, avec des alternances entre Giddey sur possession offensive et Williams sur phases défensives, et un enchaînement de 1/2 aux lancers francs de chaque côté qui permet à OKC de garder une petite avance. Au final, un lancer raté de NAW mène à un dunk en transition de Dort, ce qui va clore les débats et assurer la victoire du Thunder dans ce match.

MVP

Au cours de cette belle victoire, plusieurs joueurs d’OKC sont sortis du lot. On pourrait penser à SGA qui score tout de même 24 points, mais il a manqué de régularité. Muscala a été très efficace mais en seulement 13 minutes, difficile de le mettre en avant. Le MVP de la soirée est donc Luguentz Dort, qui a sorti un match de haute volée. 27 points et 5 rebonds à 8/13 au tir et 9/10 aux lancers, il a été très fort en attaque malgré son 2/7 de loin. Il a fait beaucoup de bons choix offensifs, que ce soit balle en main ou off-ball (via des cuts notamment) et a été le meilleur scoreur du match sans pour autant monopoliser l’attention. A cela on ajoute une prestation défensive très bonne comme à son habitude qui en fait le meilleur joueur du match de manière logique.

Débrief

Troisième victoire consécutive pour le Thunder, qui sans faire de bruit se rapproche des places qualificatives pour le play-in. Une rencontre globalement maîtrisée face à un adversaire décevant depuis le début de saison, mais la frayeur de la fin de match vient nuancer le bilan.

Le supporting cast répond présent

Lors de ce genre de match durant lequel Shai n’est pas le plus inspiré (24 points et 5 passes tout de même, mais avec 7/19 au tir et de l’inconstance), il faut que les joueurs autour soient au rendez-vous pour gagner. La plupart l’ont été, avec en premier lieu le MVP du match, Luguentz Dort. On en a déjà parlé plus tôt, il a été très bon des deux côtés du terrain et continue d’être dans le cœur de tout fan du Thunder (voire de basket) qui se respecte.

On signale aussi la belle performance de Darius Bazley (14 points et 7 rebonds, 5/9 au tir), très bon dans son approche du match. Il n’a rien forcé en attaque, a pris de bonnes décisions et a contribué en défense, en étant notamment bon au poste 5 sur les séquences de small ball proposées par Mark Daigneault. Il est dans la continuité de ses dernières sorties, ce qui est encourageant pour la suite. Tre Mann a lui aussi été intéressant, en apportant du culot et de l’énergie durant ses 14 minutes sur le parquet. L’air de la G-League lui a peut-être fait du bien.

Enfin, on se doit de parler des vétérans. Tout d’abord, Kenrich Williams qui continue d’apporter au collectif sur les postes 3-4. Mais on garde le meilleur pour la fin avec Muscala. Il n’a pas assez joué à mon goût (seulement 13 minutes), tant son apport a été énorme : 12 points à 3/3 de loin, de la bonne défense dans la raquette face à Valanciunas, son +/- de +17 (le plus élevé du match) parle pour lui.

Un bon travail en protection de cercle

La raquette est notre point faible majeur depuis le début de saison et Valanciunas est un pivot qui punit les manques dans le secteur intérieur. Pourtant, OKC s’en est plutôt bien sorti face au lituanien. Certes, il finit en 25-15, mais à seulement 9/20 au tir, grâce notamment aux bonnes contributions défensives de Favors et Muscala.

De plus, le Thunder a même légèrement dominé au rebond son adversaire du soir (56-50).

Enfin, c’est surtout la défense en général qui s’est adaptée au jeu offensif de NOLA, en préférant pousser les Pelicans à shooter de loin en fermant le plus possible les lignes de pénétration. Une tactique qui s’est avérée payante, vu que les locaux ont shooté à 9/35 de loin (26%).

Du déchet en attaque

Tout n’est pas parfait pour autant. En effet, le Thunder a perdu beaucoup trop de ballons, en témoigne les 18 turnovers (dont 10 pour le duo SGA – Giddey), contre 9 pour les Pels. Ces pertes de balle sont d’ailleurs assez bêtes, souvent sur des erreurs d’inattention. Paradoxalement, c’est durant le 2ème quart-temps que le Thunder a effectué la moitié de ses pertes de balle, alors que c’est la période la mieux négociée du match (28-19, la défense a fait le boulot).

Le niveau offensif au tir a aussi été en berne durant le dernier quart-temps du match, avec un horrible 7/20 au tir, dont 1/6 à 3 points.

Une fin de match mal gérée

Comme dit plus haut, la fin de match a été mal négociée offensivement parlant, avec pas mal de ratés au tir. Cependant, les prises de décisions sont surtout à pointer du doigt, avec trop de relâchement et notamment un Shai Gilgeous-Alexander qui n’était pas très inspiré (2/7 au tir lors du 4ème QT).

Mais défensivement aussi OKC a lâché du lest. 29 points encaissés et surtout beaucoup trop de liberté accordée à Nickeil Alexander-Walker, qui s’est régalé (22 points à 6/11). On a notamment pas assez vu de marquage à la culotte sur lui de Lu Dort, ou alors de double team pour le forcer à lâcher la balle, quitte à être sanctionnés par un autre joueur moins bouillant.

Pour conclure sur ce point, le coaching de Daigneault en fin de partie me laisse un sentiment mitigé. Pourquoi ne pas remettre Muscala sur le terrain alors qu’il faisait un super match ? Je n’ai pas trop compris ce choix-là, même si dans le même temps, j’ai bien aimé l’alternance sur les dernières possessions de la rencontre entre Giddey, utilisé sur phase offensive, et Williams, utilisé sur phase défensive.

L’arbitrage désastreux

Je souhaite finir ce débrief sur un point qui ne concerne pas directement la performance d’OKC, mais qui a eu son importance dans ce match : l’arbitrage. Le match a été haché par des coups de sifflet à répétition (62 lancers sifflés en tout, 30 pour OKC et 32 pour NOLA), ce qui a nui au spectacle, notamment avec des interruptions de jeu incessantes en fin de match.

Et qui dit arbitrage pourri en NBA dit arbitre connu, je parle évidemment de Scott Foster. Il a joué au shérif tout le match, notamment dans le second quart temps durant lequel il a distribué 4 fautes techniques dont 2 pour Josh Hart qui ont mené à son exclusion. Le public de NOLA le déteste et on les comprend.

En bref

Highlights

Troisième victoire consécutive pour nos jeunes d’OKC, qui occupent la 11ème place de la conférence Ouest. On s’enflammerait probablement en parlant de course au top 10, mais après avoir battu par deux fois le pôle retraite des Lakers, le Thunder a bien négocié ses deux rencontres « abordables » face aux Spurs et la nuit dernière face aux Pelicans, dans un calendrier pourtant décrit comme l’un des plus durs de la ligue en ce début de saison. On souhaite un bon courage aux fans de New Orleans, pour qui la saison pourrait être longue, tandis qu’on profite de cette série de victoire pour kiffer devant un groupe qui se donne sur le terrain et progresse soir après soir. Rendez-vous dans la nuit de vendredi à samedi à 2h du matin, pour un affrontement face aux Kings au Paycom Center.

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