Quels joueurs pour le Thunder avec le Pick 16 et 18 ?

Les cibles potentielles

Les guards

  • Tre Mann (PG, 20 ans, 190cm, 77kg, 193cm d’envergure, Florida Gators)

En récupérant Kemba Walker il y a de cela quelques semaines, le Thunder venait d’ajouter un joueur capable de scorer à 3 niveaux, pas spécialement athlétique, pas spécialement rapide non plus, pas le meilleur défenseur, pas le meilleur créateur mais terriblement efficace grâce à son handle. C’est à peu près ce qu’on peut dire pour faire le résumé de Tre Mann, le joueur de deuxième année de Florida. Une sorte de mix entre Darius Garland et Kemba Walker avec des ressemblances parfois avec du C.J McCollum. Bref, l’archétype du combo guard moderne en NBA.

Le premier point dont il faut parler lorsque l’on se penche sur le cas de Tre Mann, c’est bien évidemment son incroyable handle. Même pas besoin de s’intéresser en détail au profil pour se rendre compte que le gamin sait parfaitement manier le ballon. C’est probablement un des meilleur handle de toute cette cuvée de draft, voire même le meilleur tant il est impressionnant dans tous les domaines concernant le dribble. Tout est fluide, et c’est ce handle de fou furieux qui lui permet très souvent de se débarrasser de son adversaire. Attendez-vous donc à le voir briser quelques chevilles dans les années à venir en NBA. De plus, ce handle lui permet de compenser certains défauts physiques que l’on évoquera plus tard.

Mais avoir un excellent handle qui permet de se débarrasser de son vis-à-vis pour avoir un tir plus ouvert c’est bien, encore faut-il les rentrer ces tirs, et c’est là où l’on arrive au deuxième très gros point fort de Tre Mann : ses qualités évidentes au tir en sortie de dribble. En effet, sur sa deuxième année, il est à plus de 40% de réussite sur un tir pris après un dribble. Si certains peuvent trouver le 40% faible, c’est en fait extrêmement élevé et rare de voir une telle réussite pour un joueur. De plus, sa saison 2020-2021 au shoot extérieur aura été de très grande qualité puisqu’il aura rentré plus de 40% de ses 3 avec un peu moins de 5 tentatives par match. Encore plus impressionnant quand on sait que plus de 69% de ses 3 sont des pull-up. Et vous le savez, j’aime bien aller chercher dans les splits pour vérifier s’il n’est pas qu’un scorer micro-ondes, et hormis un mois de Février en demi-teinte (seulement 33%), tous les autres mois sont au-dessus des 40 voire des 42. Aucun doute sur le fait qu’il sera day one un shooter correct voire plus en NBA, surtout au vue de sa mécanique très propre. S’il parvient à confirmer l’adresse extérieure avec l’adresse en sortie de dribble et un handle, alors il va très vite devenir compliqué à tenir pour les défenseurs adverses.

Autre point que j’aime chez lui : son floater. Physiquement il est loin d’être le plus puissant (on en reparle dans quelques instants) et le floater est l’arme parfaite du petit ou du frêle. Il se trouve que Mann est excellent dans ce domaine avec un 20/43 sur les floaters au cours de sa deuxième saison, certains particulièrement impressionnants de maîtrise et de contrôle de ce geste pourtant si difficile. De plus, Mann sait parfaitement quand l’utiliser et quand s’en abstenir, ce qui renforce la menace qu’il représente sur pick and roll. J’apprécie aussi certaines séquences où il se décide à driver, domaine sur lequel il devra encore progresser, notamment dans la prise de décisions au moment du contact, mais il a montré une certaine progression dans ce domaine au cours de sa deuxième saison avec les Gators, en témoigne ses presques 60% de réussite près du cercle, très respectable pour un joueur de son physique.

Dernier point qui fait que j’aime plutôt pas mal le profil de Tre Mann : sa progression entre l’année 1 et l’année 2. Progression dans le rôle, passant de moins de 20 minutes de jeu à plus de 32, mais surtout progression dans toutes les catégories : points, rebonds, passes, et surtout % aux tirs. Mann en année 1 c’est moins de 28% à 3 pour 65 aux lancers. En revanche, en année 2 c’est plus de 40 à 3 et 83 aux lancers. La progression est spectaculaire et montre bien que le joueur est un vrai bosseur, quelqu’un qui analyse le jeu et qui est prêt à travailler très dur pour essayer de s’améliorer. Vraie bonne mentalité donc, donnée toujours un peu sous-estimée parce que difficilement quantifiable mais pourtant plus importante que beaucoup de stats.

A présent passons aux défauts. Premier défaut, celui-ci pas impossible à corriger : il va falloir parfois apprendre à mieux lire le jeu, notamment sur attaque placée ou pick and roll. Mann étant plus un combo il serait plutôt injuste de le juger uniquement sur ses qualités de création pour les autres. Toujours est-il que les 17,4% de TOV font un peu tâche face aux 19,2%. Le ratio ast/to est certes positif, mais pas suffisamment je trouve. Il devra à l’avenir mieux lire le deuxième rideau défensif quand il va driver, ou bien mieux timer ses passes, notamment vers celui qui roule ou fade. En faisant cela, il s’ouvrira encore plus les lignes de drive et pourra encore plus facilement sanctionner avec son floater.

Autre point négatif, celui-ci vraiment inquiétant : son physique, plus particulièrement sa puissance du haut du corps, et ce qui en découle en terme de drive et de défense. Déjà Mann n’est pas le prospect avec le plus haut QI défensif, mais ce n’est pas non plus le plus impliqué avec quelques oublis par-ci par-là, même si à l’inverse il a su se montrer solide sur certaines séquences. La vraie question réside donc dans sa puissance. Il possède une envergure quasi équivalente à sa taille, ce qui n’est jamais bon en défense, et en plus de cela il manque réellement de puissance physique, notamment dans le haut du corps. A cause de cela, il ne parvient pas à tenir son défenseur devant lui et se fait souvent bully par un joueur plus physique qui va driver. Mais cela a aussi des répercussions sur son attaque. En effet, ce manque de puissance fait qu’il va trop souvent subir le contact de l’intérieur adverse qui va contester. Mann doit alors s’en remettre à des drives compliqués ou à des floaters qui ne sont pas automatiques, même pour le meilleur dans ce domaine.

Physique et playmaking sont donc les deux domaines qui décideront du sort de Tre Mann dans la ligue. Est-ce qu’il sera un playmaker correct tout en étant un scorer à trois niveaux comme les meilleurs combo guard en NBA, ou seulement un scorer micro-ondes en sortie de banc ? L’avenir nous le dira, en tout cas le profil est particulièrement excitant.

Sa place dans les mocks
  • Sharife Cooper (PG, 20 ans, 185cm, 81kg, Auburn Tigers)

Autant être honnête avec vous tout de suite : les deux joueurs qui suivent sont mes coups de cœur absolus dans cette Draft. En fait, je pense qu’ils feront partie des joueurs que je suivrai avec une attention toute particulière, même s’ils ne débarquent pas au Thunder. Il est donc difficile de faire preuve d’une objectivité totale avec ses petits chouchous. Malgré tout, je vais essayer de vous décrire le profil de Sharife Cooper avec le moins d’amour évident dans mes propos.

Sharife Cooper, c’est LE meilleur passeur de cette Draft, voilà. Il n’y a même pas de débat possible. Quand on évoquera Scottie Barnes d’ici quelques jours on parlera de ses qualités évidentes à la création, pareil pour Cade Cunningham et d’autres, mais personne n’arrive à la cheville de Cooper cette saison. Le coéquipier de JT Thor à Auburn aura fait pas mal d’offrandes aux copains, terminant la saison universitaire avec plus de 8 caviars par match mais surtout, avec un ast% totalement improbable de 51,9 ! Ce qui signifie pour ceux qui ne sont pas familiers des stats avancées, que 51,9% des passes décisives d’Auburn cette saison étaient signées Sharife Cooper. A la passe il sait absolument tout faire : créativité, timing, en fait trop de choses que je ne pourrais pas toutes les citer. Que ce soit sur demi-terrain, sur attaque placée, sur du drop adverse, sur du pick and roll, Cooper a toujours un temps d’avance et envoie une passe avant même que la plupart des meneur puisse la voir. On est très clairement sur un level de Trae Young, comparaison que l’on ressortira tout à l’heure. C’est d’autant plus impressionnant qu’Auburn évolue dans la SEC, une conférence parmi les plus relevées de la NCAA. Bref, Cooper possède tous les instruments pour devenir day one un excellent passeur en NBA. Suffit de lui trouver une espèce de bâton-sauteur comme pivot avec des mains correctes pour trouver un vrai duo de alley-oop. Mini-critique cependant : penser à effacer certaines pertes de balle dûes à un excès de spectacle. Mais voir Cooper évoluer balle en main c’est s’attendre à quelque chose de merveilleux à chaque instant. Plus fun et plus frissons que lui à la passe cette année, il n’y en a pas.

Mais la passe ne fait pas tout, il faut aussi être capable de sanctionner soi-même, sous peine de voir ses qualités à la passe diminuées par une défense pas concernée par le joueur mais plutôt sur ceux qu’il peut envoyer en orbite. Et dans ce domaine, Sharife Cooper est… paradoxal.

Déjà, il faut le mentionner (même si ça paraît logique quand on est un bon passeur), il possède un sacré handle. Peut-être pas du niveau de Tre Mann mais largement suffisant pour lui permettre de créer une séparation avec son adversaire, et là encore les variations dans le dribble sont nombreuses et il sait à peu près faire toute sorte de dribbles. Ce handle, couplé avec un premier pas assez exceptionnel et une parfaite utilisation de sa (petite) taille, fait de Sharife Cooper l’un des meilleurs en ce qui concerne la provocation de faute et le fait d’aller aux lancers. En effet, Cooper c’est .56 en FTr, abréviation de Free Throw Attempt Rate, star avancée dont j’avais déjà parlé dans l’article sur Shai il y a quelques mois. Cela signifie que pour 1 tir tenté, Cooper tente 0,56 lf. C’est tellement élevé que ça en devient absurde. Des joueurs avec un FTr aussi élevé en NBA se nomment Giannis, Harden ou… Trae Young. Bref, des joueurs qui sont élite dans la création de fautes. Et comme il rentre ses lancers à plus de 82%, il augmente très vite son nombre de points marqués tout en rendant la défense adverse plus anxieuse de son prochain move.

Mais une fois mentionné la passe, le handle et la provocation de faute, que reste t-il de positif à dire concernant Sharife Cooper ? Et bien malheureusement pas grand-chose. J’ai dit quelques lignes plus haut qu’il était paradoxal dans sa capacité à sanctionner par lui-même. Paradoxal parce qu’il sait provoquer des lancers de manière élite, mais aussi parce qu’il n’est pas encore un bon joueur pour finir près du panier. En effet, Cooper n’est qu’à 49,5% de réussite sur ses drives. Là où je disais que Mann excellait dans l’art du floater, Cooper lui ne l’utilise que trop peu. Et quand on voit les dégâts que fait Trae Young avec ce floater (les deux joueurs font la même taille et quasi le même poids), on se dit que c’est un domaine dans lequel il doit absolument progresser pour être encore plus dangereux.

Maintenant les deux énormes points d’interrogations : son tir et sa défense. A l’inverse de Trae Young qui avait réalisé une saison exceptionnelle au shoot avec Oklahoma, Cooper lui a vraiment souffert puisqu’il n’a rentré que 22,8% de ses tirs primés. La mécanique est particulièrement bizarre : la position des mains et des pieds n’est pas mauvaise mais il met du temps à dégainer et il a surtout tendance à placer son dos vers l’arrière au lieu de faire un jump-shot en i. Ca peut en partie expliquer ce manque de réussite et cette réputation de non-shooter, d’ailleurs questionnable puisqu’il n’a joué que 12 petits matchs cette saison. Néanmoins, je pense que Cooper sera, une fois qu’il a corrigé ces petits défauts, un bon shooter en NBA. Peut-être pas élite comme Trae mais plus que respectable, et si c’est le cas, les défenses ne pourront plus passer sous l’écran.

En revanche physiquement il y a un vrai problème. Cooper ne mesure que 185 centimètres, pour une envergure quasi similaire. 1,85 c’est petit en NBA, et ça fait qu’il va être ciblé en défense, encore plus s’il joue de grosses minutes en playoffs. Et dans ce domaine, l’investissement de Cooper aura été inégal : il n’est déjà pas le plus gâté pour ce côté du terrain, il ne doit pas en plus de cela ne pas s’investir, sous peine de se retrouver sur le banc. Ces oublis défensifs ne sont jamais aussi visibles que lorsqu’il doit naviguer entre les écrans. Malgré tout, j’ai noté une bonne défense on-ball lorsqu’il est motivé. Alors oui il devra se donner à tous les instants pour être ne serait-ce qu’average, mais il n’est pas le si mauvais défenseur qu’on le prétend, en tout cas quand il veut.

Vous l’aurez compris, Sharife Cooper est un profil que j’aimerais beaucoup voir au Thunder et je suis totalement près à occulter ses défauts rien qu’à l’idée de le voir associé avec SGA. Pour moi un pick de loterie à coup sûr, vrai bon coup s’il est encore là en 16 ou 18.

Sa place dans les mocks
  • Cameron Thomas (SG, 19 ans, 193cm, 95kg, Louisiana State University Tigers)

Passons à présent à mon chouchou absolu, celui en qui je fonde de très très gros espoirs dans cette Draft, probablement celui que j’aimerais le plus voir être drafté par le Thunder le 29 juillet prochain, j’ai nommé Cameron Thomas. Alors là encore plus difficile d’être objectif concernant le joueur tant il est indiscutable que je suis moyennement objectif sur lui.

Sharife Cooper était le meilleur passeur de la Draft ? Cameron Thomas est arguably le meilleur attaquant de la Draft. Si certains vont penser que j’exagère et qu’un joueur qui risque d’être sélectionné hors-loterie ne peut pas être le meilleur scorer de cette cuvée, finalement ils sont pas mal à penser que Thomas est, en tout cas d’un point de vue technique, le meilleur attaquant de cette Draft.

Parce qu’il faut le dire : mettre la balle est la première (voire l’unique) chose à laquelle pense Thomas lorsqu’il pose un pied sur un parquet. Un des rares scorer à 3 niveaux déjà NBA-ready pour moi. Déjà les bases : Cameron Thomas c’est 23 points de moyenne avec LSU, pas mal pour un joueur qui n’a toujours pas 20 ans. Ensuite, sa panoplie offensive est l’une des plus complètes que vous pourrez trouver dans cette Draft. Le point qui m’impressionne peut-être le plus chez lui c’est son jeu à mi-distance. Trop souvent oublié alors que déterminant dans les grands moments de playoffs, celui de Cam Thomas est déjà NBA ready selon moi : 39,5 % de réussite sur ses tirs, avec moins de 21% issus d’une passe décisive sur plus de 200 tentatives au cours de la saison. Autrement dit, son jeu mid-range est excellent en terme de réussite et provient souvent de son seul talent en tant que scorer, le tout sur un très grand échantillon, plus grand que la très grande majorité des prospects. La mécanique est folle, son release est très haut, rendant difficile le contre par le défenseur adverse. De plus, il semble bien maîtriser le turnaround jumpshoot, shoot éminemment difficile à maitriser pour n’importe quel joueur, alors encore plus pour un gamin de 19 ans. Et pourtant, avec Thomas ça tombe dedans. Et alors sur pick and roll il est totalement élite puisqu’il se classait 6ème en PPP (points par possession) de toute la NCAA dans ce domaine cette saison.

Même si j’ai vu certaines critiques concernant son jeu près du cercle, je ne trouve pas que ce soit un réel défaut : oui c’est le domaine dans lequel il a le moins tenté de tirs, démontrant peut-être une certaine peur du contact, oui il a souvent tendance à ne pas totalement aller au bout de son drive, préférant souvent tenter un floater (domaine dans lequel il peut progresser mais où il possède une base déjà correcte) mais les % de réussite près du cercle sont excellents (plus de 64%). Il a parfois du mal à passer l’épaule certes, son premier pas n’est pas le plus rapide, il n’est pas le plus explosif et pourtant il parvient à compléter ses drives à un haut % de réussite tout en étant assez malin pour provoquer un grand nombre de fautes et pour se retrouver sur la ligne. Avec un FTr de .44 et ses 88,2 % de réussite, on peut dire que Cam Thomas est capable de sanctionner les défenseurs qui lui laisseraient trop d’espace ou qui ne seraient pas assez appliqués en défense en allant chercher les lancers. Une nouvelle preuve de son immense talent offensif, même si la marge de progression est encore présente. Je pourrais aussi évoquer son jeu en transition, là aussi pas loin d’être élite dans le domaine (21ème) mais je crois que vous avez compris son talent en attaque.

Autre domaine qui fait que j’adore le joueur : le mindset. Si Thomas porte le numéro 24, ce n’est sûrement pas pour rendre hommage à Tony Allen mais bien à Kobe, tant la Mamba Mentality semble couler dans les veines de Cam. A l’image d’un Kobe lors de son arrivée en NBA, Thomas ne recule devant aucun shoot et absolument rien ne peut mettre en doute sa confiance en soi. Peu importe la situation, peu importe son match, il sera prêt à prendre le prochain tir, et cette mentalité est souvent synonyme d’un joueur qui travaille dur pour s’améliorer, le genre de profil qui peut faire la différence en NBA et qui plait au Thunder. Alors oui ce genre de joueur est souvent un croqueur, ce qu’est en soit Cam Thomas, mais il peut devenir un ‘’bon’’ croqueur à la Kobe.

J’ai parlé des deux premiers niveaux de scoring, évoquons à présent le dernier : le shoot à 3 points. Son pourcentage (et aussi un certain manque de médiatisation comparé à d’autres prospects) explique peut-être pourquoi il n’est pas aussi haut que je l’estime dans les mocks. En effet, Cam Thomas n’a rentré que 32,5% de ses tirs primés, avec un énorme échantillon (plus de 7 tentés par match). Les splits témoignent d’un joueur encore irrégulier dans ce domaine, capable de faire un 19/45 en Mars comme un 15/70 en Janvier. Pourtant ce manque de réussite est plus dû à une sélection de tirs parfois vraiment douteuse qu’à une mauvaise technique. Et encore, quand on voit les tirs qu’il réussit à rentrer, on se dit que les % pourraient être encore plus bas, d’où sa réputation de bad shot maker. Et là encore, il est important de souligner que Thomas a pris quasiment la moitié de ses 3 en pull-up, des tirs difficiles donc, et dès qu’il a plus été utilisé en catch and shoot, on arrive sur des % beaucoup plus honorables (38%). Pas de doute sur le fait que dès qu’il trouvera un coach qui le calmera sur sa sélection de tir, il sera capable de tourner à 36 ou 37% dans la grande ligue (en plus il possède déjà ce fameux NBA range).

Le vrai gros point noir de Thomas réside dans sa défense, pour la simple et bonne raison qu’il ne défend pas. Ce n’est pas qu’il n’a pas les qualités physiques pour, mais plutôt qu’il n’a pas envie de le faire. Trop de fois il a été surpris en train de ne pas regarder la balle ou de ne pas faire la chaise mais juste de rester droit comme un i en défense. Sa défense off-ball est vraiment problématique et il va lui falloir immédiatement régler ce problème, sous peine de redonner immédiatement à l’adversaire un panier qu’il a marqué précédemment. Autre point négatif : son playmaking. Alors oui il sera toujours un scorer first mais il a terminé la saison avec plus de turnovers (49) que d’assists (42). S’il parvient ne serait-ce qu’à servir le joueur ouvert, il va faire encore plus mal en attaque. Mais ces deux défauts vont être en quelque sorte ce qui va l’empêcher d’atteindre son plafond : pas assez bon créateur pour jouer 1, trop petit (193 cm) pour jouer autre chose que 2.

Bref Cameron Thomas est pour moi un choix évident pour le Thunder. Oui Thomas est un joueur qui peut aussi bien devenir un Bradley Beal lite qu’un simple joueur de rotation, mais le talent est immense (top 7-8 selon moi s’il se développe parfaitement) et OKC a terriblement besoin de talent offensif. Si un duo Cooper-SGA permettrait d’avoir un Shai plus scorer, un duo SGA-Thomas lui permettrait de plus se concentrer sur la création pour les autres comme il l’a fait cette saison. En tout cas, si Thomas passe les Wizards en 15 et qu’il est encore là en 16, j’espère très fort que Presti va le prendre.

Sa place dans les mocks

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