Suns 123 – 120 Thunder – Match #65

Au lendemain d’une défaite que l’on peut considérer comme embarrassante, les hommes de Mark Daigneault n’ont pas eu le temps de se poser pour réfléchir à cette rouste infligée par les Pacers. Avantage d’un calendrier resserré, les matchs s’enchaînent et les occasions de se rattraper arrivent très vite. C’est donc face aux Suns de Chris Paul, meilleur bilan de toute la ligue, que le Thunder pouvait balayer ou tout du moins gommer cette énorme claque subie la veille de l’esprit des gens.

Du côté des 5 majeurs c’est le grand changement pour le Thunder. Retour de Dort, très important non seulement pour défendre sur Booker mais aussi offensivement, ainsi que de Poku. Les deux étaient mis au repos pour le tanking blessés lors du dernier match, ils sont là face à Phoenix. On peut aussi souligner le retour en action de Ty Jerome, qui n’avait pas joué lors du dernier match. Ce qui donne un 5 du Thunder composé de Maledon, de Dort, de Poku, de Bazley et de Brown. Côté Suns pas mal de bobos aussi, avec notamment un Jae Crowder absent. C’est donc Torrey Craig qui prend sa place aux côtés du Point God, de Booker, du génial Bridges et de Ayton.

Fil du match

Le match du Thunder débute sur des bases bien autres que lors du match face à Indiana. En effet, probablement touché dans leur orgueil de cette défaite, les hommes de Mark Daigneault vont entamer ce match de la meilleure des manières : beaucoup d’agressivité, de l’envie, et surtout de l’adresse. Ce début de match est totalement à l’avantage du Thunder qui dispose d’une grosse réussite extérieure en début de match grâce à Bazley et Dort, très à l’aise sur ce début de match. OKC fait jeu égal avec le Suns pendant toute la durée du quart-temps, notamment grâce à sa défense qui empêche Phoenix de marquer pendant plus de 3 minutes. Malheureusement le Thunder ne profite pas de se stretch de 3 minutes pour prendre une avance conséquente, la faute à un nombre de pertes de balle encore trop élevé. Malgré tout, c’est encore et toujours l’adresse extérieure qui permet à cette équipe de mener 33 à 27 sur le quart-temps. L’écart aurait pu être de 8 points, voire plus, sans un Devin Booker de gala dans ce premier quart-temps.

Le début du deuxième quart-temps est en revanche catastrophique. Phoenix commence à se mettre en marche, notamment grâce à Chris Paul, et les Suns collent un 14-1 au Thunder en moins de 3 minutes. Et si le Thunder parvient à s’accrocher, notamment grâce à l’apport de certains joueurs du banc, notamment un Deck ou un Kenrich Williams, OKC ne peut rien faire face au très gros coup de chaud des Suns sur ce QT. En effet, Phoenix va terminer ces 12 minutes avec un 12/17 au tir (70,6 % de réussite) mais surtout un parfait 6/6 à 3 points. Difficile alors pour le Thunder de s’accrocher et de rester à portée de tir. Les 3 dernières minutes du QT sont celles qui auront vraiment fait du mal au Thunder, leur faisant rentrer aux vestiaires sur le score de 64 à 57 en faveur des Suns. Une bonne première mi-temps de la part du Thunder, avec une production de quasi tout le monde, mais insuffisante face à un Phoenix très en forme en attaque.

Alors que jusqu’ici le match était plutôt plaisant à suivre, le retour des vestiaires va prendre une tournure tout à fait différente. Alors que les 24 premières minutes offensives du Thunder sont bonnes, avec de l’adresse et des bons tirs, les 12 qui suivent ce retour des vestiaires vont être beaucoup plus laborieuses. La faute à des Suns très en place défensivement, notamment via le duo Bridges/Ayton, et à un manque de réussite de la part du Thunder, comme en témoigne un Lu Dort qui perd peu à peu son basket au fil du match, mais qui n’aura jamais été aussi flagrant que dans ce troisième quart. Il faut aussi noter le non-retour sur le parquet de Poku à la mi-temps, qui peut aussi être un facteur dans ce coup de moins bien. Toujours est-il que Phoenix ne se fait pas prier pour prendre le large progressivement durant le quart-temps, comptant jusqu’à 15 points d’avance pour finalement mener 98 à 85 au bout de 36 minutes. OKC n’aura pas totalement coulé mais ne semble plus être en mesure d’inquiéter Phoenix.

Cette tendance tend à se confirmer durant les 8 premières minutes du quatrième quart-temps : Phoenix semble être en total contrôle, et même si le Thunder est loin d’être ridicule, il ne peut rien faire face à l’une des meilleures équipes de la ligue. Le score est donc de 119 à 103 en faveur des Suns à un tout petit peu plus de 3 minutes de la fin du match. Mais c’est à ce moment que le Thunder va commencer à faire trembler les Suns. Cela débute par deux 3, un de Bazley puis un de Maledon pour battre le record de franchise sur une saison de 3 pour un rookie, qui fait chuter l’écart à 10 points. Après un panier de Booker qui le fait repasser à 12, OKC va infliger un 8-0 aux Suns pour revenir à 4 petits points. Phoenix n’est pas serein sur cette fin de match à l’image d’un Booker qui prend une technique. Malheureusement un 3 manqué de Roby pour recoller à 1 avec 30 secondes à jouer va sceller la fin du match. Victoire 123-120 des Suns, dans un match agréable, que le Thunder aurait pu rendre fou dans les dernières minutes, mais où Phoenix aura globalement dominé face à un Thunder pas déméritant pour autant. En tout cas on préfère largement ce genre de défaite à celle face aux Pacers.

MVP

Difficile de donner un MVP dans ce genre de match où beaucoup de joueurs se sont illustrés en bien. Néanmoins, c’est bien Darius Bazley qui est élu MVP de ce match. Ayant été lui aussi catastrophique la nuit dernière comme le reste de l’équipe, il se sera bien rattrapé cette nuit avec une performance très intéressante. S’il n’y a plus besoin de souligner son apport défensif, il faut bien rendre compte de son apport offensif cette nuit, et plus particulièrement souligner sa palette assez variée cette nuit. En effet, sur les 19 points qu’a inscrit Bazley, on a vu du 3 points en catch and shoot, on a vu du pull-up à mi-distance, on a vu des eurosteps, on a vu des gros contacts qui ne l’empêchent pas d’aller marquer et on a aussi vu des vraies belles passes, comme celle où il sert parfaitement un Deck qui était venu couper. Seul regret encore une fois, son 1/5 au lancer qui n’est vraiment pas fameux et qui le pénalise de réaliser une performance statistique encore plus belle. Toujours est-il que les progrès de Darius Bazley sont flagrants. S’il n’est pas un monstre de régularité (ce que très peu de joueurs dans l’effectif sont actuellement), il démontre tout le bien que l’on pouvait dire de lui, et semble un peu confirmer les grands espoirs qui avaient été placés en lui par une bonne partie de la communauté du Thunder.

Débrief

Un Thunder avec Luguentz Dort et un Thunder sans Luguentz Dort

Il faut totalement être honnête : le match de Luguentz Dort n’est pas très réussi. Après une très bonne entame de match où il aura disséqué la défense de Phoenix, Dort aura peu à peu sombré, tentant trop de tirs compliqués car souvent bien défendu par la défense des Suns. Malgré tout, le constat est assez simple à faire : sans Lu Dort la veille, défaite de 57 points face à une équipe pas particulièrement forte d’Indiana. Avec Lu Dort, défaite de 3 face à l’équipe disposant du meilleur bilan de la ligue. Et on peut faire ce constat en remontant plus loin dans le calendrier : la période réellement infâme du Thunder est celle où Dort était absent. Depuis son retour, et lorsqu’il joue, OKC va beaucoup mieux, reste beaucoup plus longtemps dans les matchs, voire en remporte certains, comme ce fut le cas face à Boston. L’impact de Dort sur le niveau global du Thunder est donc assez incontestable : à l’image d’un Shai qui était trop bon pour nous faire tanker, Dort est un joueur qui, même lorsqu’il ne fait pas un très bon match, permet à son équipe de mieux figurer que lorsqu’il est out. Et c’est pour cela qu’il est autant mis au repos, parce qu’un Dort qui joue augmente les chances de victoire du Thunder.

Une performance collective

Avec un Thunder encore et toujours dans une phase de test, il est bon de savoir sur qui compter et sur qui ne pas compter. On a bien vu que ce pauvre Charlie Brown n’a pas l’once du niveau NBA, pas plus que Josh Hall ou que Jaylen Hoard. La performance du Thunder face aux Pacers, au-delà d’être une raclée historique, aura certainement eu des conséquences plus graves pour certains qu’une simple défaite, et ils sont quelques uns à potentiellement ne plus revoir le parquet d’ici la fin de saison. Toujours est-il que le Thunder aura joué collectivement cette nuit, terminant le match avec 7 joueurs à 10 points ou plus. Si on a déjà parlé de Bazley ou du match plus que moyen de Dort, il faut souligner un Théo Maledon qui, à chaque fois qu’il joue Phoenix, livre une excellente performance, lui qui est si irrégulier cette saison. Et puis il faut souligner un apport très important du banc du Thunder cette nuit, avec 4 joueurs à 11 points ou plus. Pour son retour, Ty Jerome aura fait du Ty Jerome : de l’adresse, de la création et du shoot. Kenrich dans son rôle de hustle aura été lui aussi efficace et adroit, Roby confirme un coup de mieux sur les derniers matchs et Deck aura eu son vrai premier gros match en NBA, dans un registre qui fait pas mal de bien au Thunder. En définitive presque tout le monde aura été bon côté Thunder et c’est à souligner, parce que cela n’arrive pas souvent. 

En bref

Highlights

Après une déroute la nuit précédente, le Thunder s’est bien rattrapé avec une défaite plus qu’honorable face à un Phoenix en forme. La fin de saison se rapproche grandement et les 5 prochains matchs du Thunder ne seront que face à 2 adversaires uniquement : les Kings (3 fois) et les Warriors (2 fois). Ce premier affrontement face à Sacramento aura lieu Mercredi à 2h.

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