Thunder 95 – 109 Pelicans – Match #63

Avec cette première victoire depuis très très longtemps à Boston il y a 2 jours (14 défaites consécutives), le Thunder a laissé passer une chance de se rapprocher d’un potentiel Top 3 à la future loterie. Il ne fallait pas reproduire la même « erreur » face aux Pelicans pour ce retour dans l’Oklahoma.

Concernant le Thunder, Gabriel Deck faisait ses grands débuts après une période de confinement à son arrivée aux États Unis. L’argentin commence sur le banc et prend, avec Charlie Brown Jr, les minutes de Kenrich Williams, du moins pour ce match. Daigneault a aligné le même 5 qui a gagné à Boston, à savoir Maledon, Dort, Bazley, Pokusevski et Brown. De l’autre côté, Steven Adams est absent, blessé à l’orteil et remplacé dans le 5 par Hernangomez. L’espagnol est accompagné par Ball, Bledsoe, Ingram et Williamson pour commencer le match.

Fil du match

Le début de match est assez laborieux. Malgré un bon mouvement de balle et beaucoup de situation de tirs très correcte (shoots ouverts, lay-ups manqués), le Thunder n’arrive pas être efficace. C’est pas bien mieux pour les Pels qui font malgré tout la course en tête grâce notamment à Brandon Ingram. Suite au premier temps mort, OKC va véritablement commencer son match avec un Bazley dominant quand il privilégie le drive au shoot de loin. Le sophomore va permettre à son équipe de passer devant pendant un moment mais pas pour longtemps … A l’arrivée des remplaçants sur le parquet, les Pels vont créer le premier gros écart grâce à un 14-3 pour finir le quart. Zion (seul titulaire sur le parquet), Hayes, Johnson et Marshall vont profiter de nos errements défensifs pour scorer assez facilement pendant que notre attaque va galérer a être performante. New Orleans prend la tête, 31 à 20 avant le deuxième quart.

Tout va changer dans ce début de 2e acte. Notre adresse longue distance (qui était quasi absente précédemment) va nous permettre de revenir au score malgré la domination de Zion de l’autre côté du terrain. Roby et Svi par 2 fois vont sanctionner la défense très moyenne des Pels. A noter les premiers points en NBA de Deck durant cette période. On va réussir à passer devant le temps d’une possession mais le retour des titulaires ne va pas être à notre avantage. Ingram va retrouver son impact du 1er acte et profiter de chaque moment où Dort ne défend pas sur lui pour nous sanctionner. De notre côté, notre adresse est aux abonnés absents à l’image d’un Poku très maladroit. Et cette domination va se poursuivre jusqu’à la mi-temps… Les Pels vont clôturer ce 2e quart par un 14-2 bien aidé par leur duo d’All Star et reprendre donc un écart conséquent au moment de rentrer aux vestiaires ; 60-43 pour les visiteurs.

L’entame du 3e quart va être plus équilibré que la fin du précédent mais pas parce qu’on va mieux jouer, notre attaque n’étant pas loin d’être catastrophique, mais grâce à un peu de maladresse et d’erreurs de nos adversaires. La densité physique des joueurs de Van Gundy nous fait souffrir et on peine à trouver des solutions. C’est loin d’être fou mais nos 2 rookies, Maledon et Poku, vont retrouver un peu d’efficacité dans ce début de quart. A eux 2, ils vont scorer l’intégralité des points du Thunder pendant les 6 premières minutes (8 pour le français, 4 pour le serbe) et l’écart va se réduire légèrement. La fin de quart va être quasi similaire. Notre efficacité offensive est très irrégulière mais les Pelicans ne sont pas plus inspirés. Les and one de Maledon puis de Bazley et la dernière faute provoquée par Dort nous permettent de croire à une fin de match serrée puisqu’on est seulement mené de 11 points à l’entame du dernier quart, 79-68 New Orleans.

Le duel Roby-Zion (2 joueurs du même niveau ou quasiment) va illuminer ce début de dernier quart, l’un par ses highlights (un poster dunk signé Roby sur Hayes) et l’autre par sa domination et son efficacité près du cercle (Zion). Mais après quelques minutes passées à 10-12 points, le Thunder va reprendre un éclat. Les Pels, grâce notamment à Johnson et Williamson, vont retrouver une petite vingtaine de points d’avance assez aisément avant les 6 dernières minutes. La fin du match ne va pas être très intéressante malgré le coup de chaud (trop tardif) de Luguentz Dort (11 points quasi de suite). Finalement, les Pelicans s’imposent en toute logique 109 à 95.

MVP

Encore une fois, c’est pas évident de choisir un MVP dans ce match tant aucun joueur se démarque véritablement. Isaiah Roby et Svi Mykhailiuk ont été bons en sortie de banc ; Luguentz Dort et Darius Bazley ont eu leur moment également mais on a choisi de récompenser la régularité de Théo Maledon. Contrairement à ses derniers matchs, le français a semblé plus à l’aise en attaque malgré encore pas mal de turnovers (4) et a su sanctionner la défense des Pels soit par le drive soit de loin. Le rookie termine le match avec 16 points à 5/12 aux tirs et 2/6 de loin en plus de 4 assists et 2 blocks. Encore une fois, tout n’a pas été parfait le concernant mais on le préfère comme ça, avec ce niveau de confiance et en hésitant moins dans ces choix de jeu, quitte à avoir un peu de déchet.

Débrief

Une attaque en grande difficulté

Notre irrégularité offensive a été flagrante sur ce match. Depuis le début de mois d’avril et notre série de défaites, on remarque très régulièrement la même chose. Le mouvement de balle est présent, l’envie collective de se partager l’est aussi mais dès qu’on fait face à une défense maline et physique, on devient vite prévisible et en manque d’idée. Encore une fois, collectivement, il y a beaucoup à redire. Tout d’abord, 22 pertes de balle, c’est trop. C’est moins que les 2 derniers matchs (29 et 27) mais ça reste une balle qu’on se tire nous même dans le pied et qui nous empêche de trouver une certaine régularité dans notre performance. Et puis, pour ne rien arranger, l’adresse au tir ne fut pas au rendez-vous vous. 28% à 3pts mais surtout 38% au tir, c’est pauvre et insuffisant.

Individuellement, il y’en a certains qui sont passé à côté, du moins offensivement. Tout d’abord, Pokusevski a connu une soirée très compliquée avec son vilain 3/16 au tir. Il a pris quelques tirs compliqués en fin de possession mais il aurait pu faire bien mieux, évidemment. Moses Brown a lui été quasi inutile en attaque. A part prendre quelques rebonds offensifs, il ne sert pas à grand chose et, dès qu’il a le ballon dans les mains, il est loin d’être efficace (2/5 FG – 3 TO). Dort finit avec des stats très honnêtes (17 points (5/12 FG – 4/8 à 3pts), rebonds) mais a manqué d’impact sur la totalité du match tandis que Bazley a été très présent mais moins précis et adroit (16 points (6/15 FG – 0/6 à 3pts, 6 rebonds, 3 assists). A noter enfin les débuts difficiles de Deck (2 points à 1/5 au tir en 15 minutes).

Des All Stars dans son équipe, ça sert !

C’est également une constante depuis un moment mais notre manque de talent est assez flagrant et est un véritable problème quand il s’agit d’être performant sur la durée totale d’un match dans une ligue qui n’en manque pas … En effet, on a globalement fait jeu égal pendant la quasi totalité du match mais on a pris 3 éclats trop importants pour espérer quelque chose, à chaque fois sous l’impulsion de Zion Williamson (27 points, 8 rebonds, 6 assists) ou de Brandon Ingram (24 points, 6 rebonds, 3 assists) ou des 2 qui ont dominé le match. 

Le premier fut en fin de 1er quart où les joueurs de Louisiane ont passé un 20 à 5 pour clôturer la période. Le banc accompagné de Zion a dominé physiquement leurs homologues du Thunder. Le 2e éclat en faveur des protégés de Van Gundy fut en fin de 2e quart, au retour des titulaires et là, Zion et Ingram, à tour de rôle ont fait souffrir la défense du Thunder. Le talent de l’ancien Laker combiné à l’association puissance-toucher du 1er choix de la draft 2019 nous ont fait vacillé : 19 à 3 au final durant cette période. Et enfin, le dernier, sûrement le moins flagrant mais c’est celui qui aura validé la victoire des visiteurs, c’est celui en début de dernier quart. Cette fois-ci encore, c’est le banc d’OKC qui aura craqué face au bœuf Williamson, bien secondé par James Jonhson. Un 17 à 8 et la barre des 20 points d’écart franchie à 6 minutes du terme de la partie, ce fut le coup de grâce pour plier le game. Malgré cela, on aura montré du répondant et on aura jamais lâché mais l’écart de talent global entre les 2 équipes fut trop important comme souvent.

En bref

Highlights

Après une belle performance à Boston, on a retrouvé notre niveau habituel qui nous permet de perdre des matchs. A nous de continuer comme ça et croire à un potentiel top 3-4 à la prochaine loterie (surtout si Minnesota continue de gagner). Prochaine rencontre : la réception d’Indiana dans la nuit de samedi à dimanche (à 2h heures françaises).

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