Conseil de Classe #1

L’un des objectifs de la saison (et des prochaines d’ailleurs) pour le Thunder est clair : faire progresser les jeunes et les responsabiliser au maximum. Tout au long de la saison, retrouvez dans nos articles « Conseil de Classe » une notation précise de la performance et des progrès des prospects du Thunder, avec des critères qui leurs correspondent. Alors, on se met à la place du coaching staff, et on analyse le développement des joueurs ! Après une vingtaine de matchs, qui obtient le meilleur bulletin ?

NB : Les notes ne sont pas données en comparant les joueurs à la globalité de la ligue ou à d’autres joueurs, mais sont données selon les attentes que l’on avait d’eux avant les premiers matchs !

Shai Gilgeous-Alexander

Après deux premières années très prometteuses, dont une de sophomore où il était déjà un des leaders offensifs de l’équipe, l’année 3 de Shai s’annonçait assez différente. Plus aucun guard dominant à ses côtés, une équipe assez faible en talent offensif… Il avait l’occasion de s’affirmer comme la star de l’équipe, comme le nouveau meneur qui crée pour tout le monde tout en étant l’option n°1 au scoring. Et pour l’instant, le canadien ne s’est pas loupé.

Shai est impressionnant de maîtrise sur ces 20 premiers matchs. D’abord, sa moyenne de points a légèrement augmenté alors qu’il ne prend pas vraiment plus de tirs que l’année dernière (de 14.5 à 14.9), augmentant juste ses pourcentages (de 56.8 à 61.6 au True Shooting %), notamment à 3pts (de 34.7 à 37.5%). C’est surtout en terme de création que SGA montre de gros progrès (de 3.3 à 6.3 passes décisives par match et un assist % qui passe de 15.2 à 32.6) le tout en étant très propre (2.17 de ratio assist/turnovers) alors qu’il est désormais omniprésent en attaque et a presque toujours la balle en main. Il joue parfaitement son rôle de leader, essayant de mettre tout le monde en valeur, et tirant la couverture à lui quand cela est nécessaire. Il pourrait d’ailleurs avoir des statistiques bien plus élevées avec de meilleurs shooteurs et joueurs offensifs autour de lui. Il est aussi bien souvent le leader vocal au sein du groupe, et s’affirme de plus en plus. En prime, malgré ce rôle prépondérant en attaque, SGA est concerné et impactant en défense. Il montre des progrès sur les porteurs de balle adverses, et son combo taille/envergure est intéressant aux rebonds pour un guard. En un mot, il est en train de devenir plus qu’un potentiel lieutenant, une vraie star.

Du côté négatif, on peut regretter certaines mauvaises performances dans le clutch du meneur (contre Utah par exemple). On le sait, c’est dans ces moments-là que les plus grands se révèlent, que l’élite de la NBA s’exprime. SGA n’a plus Chris Paul pour assurer, c’est à lui de prendre les choses en main, et il peut mieux le faire. Enfin, on peut regretter le manque d’une ou de plusieurs performances marquantes de Shai. S’il a déjà battu son record en carrière cette année, il a les moyens de faire bien plus, ce qui s’ajouterait à son CV et à son statut de futur All-Star. Des matchs à 40pts, des triples-doubles… si le meneur est très régulier, on veut le voir briser par moment son plafond statistique.

La stat : 23.4

23.4, c’est le nombre de drives par match réalisé par SGA. La deuxième plus haute moyenne de la ligue, derrière Luka Doncic. Cette stat montre bien l’énorme implication de Shai dans le jeu offensif du Thunder, mais aussi son efficacité. Le meneur shoote à plus de 55% sur ces drives, le second pourcentage parmi les joueurs qui drivent plus de 15 fois au cercle par match, derrière Damian Lillard. De plus, il est celui qui passe le plus après un drive, 11 fois par match. Preuve que SGA veut d’abord mettre en valeur et créer pour ses coéquipiers, plutôt que forcer.

Évolution de Shai Gilgeous-AlexanderNotes
Scoring8.5/10
Création8/10
Leadership9/10
Défense7/10
Pourcentages au tir8.5/10

Luguentz Dort :

« Comment ne pas être dithyrambique sur Luguentz Dort ? ». Voilà comment, il y a presque une semaine, quand je débutais la rédaction de cet article, je voulais commencer le paragraphe sur Luguentz Dort. Mais à la vue de ses performances lors des derniers matchs, cette tournure de phrase n’est plus complétement d’actualité.

Après une grosse dizaine de matchs, la hype Lu Dort était en effet à son paroxysme. Le guard est d’abord toujours aussi décisif et précieux en défense, comme il l’a montré par exemple face à Utah et Mitchell ou face à Denver et Murray. Mais la satisfaction venait surtout de ses nets progrès au tir. Après une quinzaine de matchs, Dort tournait à plus de 43% à 3pts avec plus de 5 tentatives par match ! Des progrès qui me poussaient à m’interroger sur le futur du canadien, qui s’affirmait comme bien plus qu’un défenseur. Mais Lu est revenu depuis quelques matchs à un niveau plus décent au tir, voir médiocre. Avec un 7 sur 33 sur les 6 derniers matchs, soit 21.2%, son pourcentage sur la saison est en chute libre, à 36.9%. Si sur la saison cela reste très correct et encourageant, Dort va devoir reprendre confiance et se sortir de cette mauvaise passe pour prouver qu’il devient un shooteur à 3pts constant.

En marge de ses potentiels progrès au shoot, il est aussi important d’analyser l’évolution de Lu Dort sur les drives et balle en main. Après un tel début de saison au tir, les défenses s’adaptent, et sont de plus en plus agressives sur les close-outs quand le canadien reçoit la balle. C’est alors à lui de se montrer capable de sanctionner le retard défensif en attaquant le cercle et en dribblant. Je trouve le dribble de Dort plutôt intéressant, tant il montre parfois des qualités sur les crossovers, et ses qualités athlétiques peuvent lui permettre de terminer en lay-up malgré la présence d’un pivot. Mais il doit encore progresser dans ses choix et la gestion de l’espace pour augmenter son efficacité au cercle. Il montre aussi pour l’instant très peu de propension à la passe, et s’obstine parfois à tirer malgré la défense.

La stat : 37/75

Si le pourcentage de Dort à 3pts est la stat à suivre sur la saison, il est aussi intéressant de suivre son pourcentage de réussite au cercle. Actuellement, Dort shoote à 37/75, soit un peu moins de 50%. Un chiffre bien en dessous de la moyenne de la ligue. Comme j’ai pu le mentionner juste avant, il doit progresser dans ses choix et ses finitions au cercle pour devenir un attaquant plus que correct.

Évolution de Luguentz DortNotes
Défense8.5/10
Shoot extérieur8.5/10
Drives6/10
Constance7/10
Responsabilisation offensive7/10

Darius Bazley

Les montagnes russes. Voila comment on peut définir la saison de Darius Bazley, ou même son début de carrière. Si on a l’espoir qu’il devienne un vrai numéro 2 à côté de SGA, l’ancien stagiaire de New Balance alterne entre le très bon et le très moyen.

Plusieurs éléments nous poussent d’abord à être positif sur Bazley. Il a un indéniable talent offensif. Baze est capable de presque tout faire sur le terrain. Pour sa taille, il est très agile balle en main et son handle lui permet de créer souvent de gros décalages avec les défenseurs. Il a de bons appuis près du cercle, de bonnes capacités sur Pick&Roll en tant que ball handler et de screener et il est capable de créer des tirs sur 1vs1, même à l’extérieur avec des step-backs. Ce talent offensif est en plus allié à une grosse intensité, notamment sur transition où Bazley peut être redoutable. Défensivement, Baze est très polyvalent, pouvant défendre plusieurs postes. Il a un bon timing au contre et est le meilleur rebondeur de l’équipe. S’il manque parfois d’expérience et d’impact physique sous le cercle, il sera à l’avenir aussi un plus de ce côté du terrain.

L’aspect négatif du jeu de Bazley se résume pour l’instant à presque une seule chose : son inconstance. Au cours des 20 premiers matchs, Baze a eu de mauvais passages. Pendant plusieurs rencontres, il semble alors hors rythme, sans confiance et forçant un peu son jeu pour essayer de peser offensivement. Par exemple, entre le 8 et le 15 janvier, le poste 4 a enchaîné 5 matchs sans passer les 35% au tir. Une période où il apparaissait un peu perdu dans le système de jeu prôné par Mark Daigneault. Puis il a corrigé le tir, en étant depuis 5 matchs beaucoup décisif en attaque et plus en phase avec son shoot et le jeu collectif. Mais quand on prend ses stats dans la globalité, les 40.8% au tir dont 28.7% à trois points font tâche. On aimerait aussi voir le sophomore plus créateur balle en main, qualité qu’on a peu vu pour l’instant. En l’absence de Hill voir de SGA et Dort, Baze pourrait avoir plus de responsabilités dans ce domaine.

L’irrégularité de Bazley est son principal défaut, mais peut s’expliquer par son parcours atypique. Il a passé un an sans compétition puis une saison rookie compliqué liée à la pandémie. Ses performances dans la bulle nous poussent à avoir beaucoup d’espoirs en lui, et il va devoir faire plus pour les confirmer.

La stat : 4

Comme le nombre de double-double de Bazley depuis le début de la saison. C’est déjà deux de plus que l’année dernière, mais ce total pourrait rapidement augmenter s’il gagne en régularité. Deuxième plus gros temps de jeu de l’équipe, troisième plus gros tireur, Bazley a les ballons et les qualités pour s’approcher du double-double de moyenne. A lui de se mettre au niveau.

Évolution de Darius BazleyNotes
Défense7/10
Impact offensif7/10
Efficacité3.5/10
Constance4/10
Création4/10

Hamidou Diallo

C’est l’année de la dernière chance pour Hamidou Diallo. Après une campagne rookie pleine d’espoir, avec de bonnes entrées pleines d’énergie et une victoire au Slam Dunk Contest, Diallo n’a pas autant progressé qu’espéré lors de son année sophomore. Un manque d’efficacité, des choix toujours douteux, des difficultés sur demi-terrain, un tir toujours problématique… Les problèmes de son jeu étaient encore très présents, et quelques blessures sont venues en plus le limiter. Alors, lorsqu’il entre dans sa troisième et dernière année de contrat, dans un effectif au talent limité, le new-yorkais a gros à jouer, et a l’opportunité de s’affirmer comme 6ème homme, et comme une pièce à ne pas négliger dans le futur de la franchise.

Malgré quelques passages ou matchs encore compliqués, Diallo a prouvé sur ce début de saison. D’abord, il a prouvé qu’il pouvait être efficace. Hami montre de vrais progrès en finition près du cercle, où il se sert de mieux en mieux de ses énormes qualités athlétiques. Sur ce début de saison, il shoote à 68% près du cercle, et à 53.9% au total, soit presque 9 points de plus que l’année dernière ! Il domine toujours autant physiquement, a un meilleur toucher et fait des meilleurs choix, notamment pour un peu moins s’empaler constamment sur la défense. Diallo est aussi très fort pour suivre son tir et prendre son propre rebond offensif, afin de finir l’action. Il est aussi intéressant de voir le développement de Diallo balle en main. S’il n’est toujours pas un bon créateur, il ne perd pas énormément de ballon et son ratio assists/turnovers est désormais positif. Le travail reste conséquent, mais il n’est pas aussi négatif que prévu. Enfin, Diallo est correct en défense, et a surtout un peu progressé sur sa naïveté et ses problèmes de fautes. Mais il est toujours capable de retomber dans ses travers, comme lors du premier match contre Houston. Ses progrès et son intensité constante lui permettent d’avoir un vrai apport en sortie de banc sur ce début de saison.

Par contre, quand on parle de progression d’Hamidou Diallo, on doit forcément parler de son tir. Et la conclusion est assez simple sur ce point : Diallo n’a pas un tir correct à 3pts, et n’en n’aura sûrement jamais. Diallo prend autant de tirs extérieurs que l’année dernière, son pourcentage a légèrement augmenté (de 28 à 30%), mais il n’est clairement pas une menace dans ce domaine dans la défense adverse. Hami montre par contre par flashs des capacités en pull-up à mi-distance, où il sanctionne la défense qui le défend uniquement dans la raquette. Le développement d’une telle arme offensive pourrait lui permettre d’être encore plus efficace dans la suite de sa carrière. Mais encore une fois, Diallo reste très brut.

La stat : 66.3

C’est le pourcentage aux lancers francs de Diallo depuis le début de saison. En délicatesse dans cet exercice depuis le début de sa carrière et de la saison, il doit aussi progresser dans ce domaine, puisqu’il en provoque de plus en plus (4 par match). Et Diallo est peut-être en train d’y arriver, avec un 19 sur 21 sur les 4 derniers matchs. De quoi permettre d’encore plus valoriser son agressivité.

Évolution d’Hamidou DialloNotes
Impact en sortie de banc8/10
Efficacité7.5/10
Gestion balle en main6/10
Défense6.5/10
Développement du tir3/10

Théo Maledon

Quel début de carrière pour notre français ! Malgré sa draft au second tour, beaucoup d’espoirs étaient placés en Maledon, notamment quant à son futur rôle. Très peu profond, l’effectif du Thunder est assez faible en guard, et Théo allait déjà avoir l’opportunité de s’exprimer. Fort de son expérience européenne, le meneur ne s’est pas manqué.

D’abord utilisé en sortie de banc, Maledon s’est surtout exprimé en tant que titulaire, profitant de l’absence de George Hill. Il a montré d’excellentes capacités off-ball, avec notamment un très bon pourcentage à 3pts en spot-up (44% sur 2.5 tentatives par match). Théo profite énormément des drives de SGA, avec lequel il semble déjà établir une vraie connexion. A l’image de son match parfait face aux Nets, le meneur a su sanctionner les défenses lorsqu’il était laissé ouvert. Maledon s’est aussi montré plutôt à l’aise défensivement, notamment pour un rookie. Il est très rarement négatif, et même face à de très bons meneurs NBA, il a su tenir un minimum. Très intelligent dans ses placements et dans les rotations défensives, il a signé une très grosse performance contre Houston lors du dernier match, montrant aussi son potentiel de ce côté-là du terrain. Globalement, son adaptation à la NBA est presque parfaite, et pourrait l’être encore plus s’il finit de s’étoffer physiquement et gagne en vitesse.

Je suis par contre un peu moins convaincu par son utilisation en tant que gestionnaire de l’attaque. Même en sortie de banc avec presque aucun guard à ses côtés, Maledon a très peu évolué en tant que créateur de l’attaque balle en main. Il a par exemple peu joué de Pick&Roll, alors que c’est l’une des ses principales qualités. Théo est un joueur intelligent, capable de trouver de très bonnes passes et de sanctionner les défenses notamment en pull-up à mi-distance. On veut désormais le voir prendre ses responsabilités dans ce domaine, en espérant qu’il ait la chance de le faire en l’absence de George Hill.

La stat : 36.8%

Comme Lu Dort, Maledon est en difficulté dans ses finitions près du cercle, avec un 14 sur 38 sur les 20 matchs de la saison. Le meneur peine parfois à faire une grosse différence avec son défenseur, qui le gène dans sa finition. Mais Théo semble aussi parfois se précipiter ou manquer de confiance sur ses lay-ups, alors qu’il est capable de très belles actions, comme contre Phoenix dans le clutch. Au fil de la saison, lorsqu’il se sera adapté aux défenses adverses, je ne doute pas que ce chiffre soit voué à augmenter.

Évolution de Théo MaledonNotes
Adaptation à la NBA8/10
Rôle dans l’équipe8/10
Gestion balle en main6.5/10
Shoot8/10
Défense7/10

Aleksej Pokusevski

Le deuxième rookie de l’effectif n’a pas eu la même réussite que le premier, au contraire. Débutant au haut niveau, très jeune, pas prêt physiquement… on sait depuis sa draft que Aleksej Pokusevski est un projet à long terme.

Poku était une vraie énigme à sa draft. Que vaut-il ? Quel sera son poste dans la grande ligue ? Après 17 matchs joués et presque 300 minutes, on en sait un peu plus sur le serbe. Utilisé principalement au poste 4, il a un profil très atypique. Malgré ses 2m13, Poku a un vrai jeu d’ailier en attaque. Il a principalement été utilisé en tant que spot-up shooteur, mais on l’a vu jouer des Pick&Roll balle en main, attaquer le cercle, remonter la balle… Si son physique ne lui permet pas encore d’être efficace et dominant en attaque, ses fondamentaux semblent bons, et il a par flashs montré tout ce qu’on peut attendre de lui. Défensivement, j’ai été surpris par son impact. Poku est un bon rebondeur avec un timing plutôt intéressant, mais aussi un bon contreur. Il sert bien de ses longs bras et de sa vivacité correcte pour sa taille pour gêner les drives adverses.

Mais globalement, ce qu’on a vu de Poku, ce sont des flashs. Sa gestuelle de tir est bonne, mais il est vraiment maladroit (18% à 3pts). Son manque de poids ne lui permet pas d’attaquer au cercle, et il subit très souvent quand il dribble. Défensivement, il est caché par le staff du Thunder, ne défendant jamais l’intérieur dominant adverse, et il est parfois trop facilement dépassé sur les drives de joueurs plus petits que lui. Même si on voit le potentiel de Poku, son début de saison est assez frustrant et met à l’épreuve la patience des fans. Mais les minutes qu’il a pu obtenir sur la première partie de saison sont un vrai accélérateur pour son évolution.

Une dernière et plutôt bonne nouvelle sur le rookie : le staff du Thunder a décidé de l’envoyer dans la G-League Bubble avec le Blue pour un mois ! Ce départ, qui avait été apparemment décidé depuis le début, peut surprendre mais se justifie totalement. Dans une ligue moins compétitive et moins physique, Poku aura l’opportunité d’avoir plus de temps de jeu et de responsabilités, voire de dominer. Si tout se passe bien, cela peut permettre au rookie de retrouver de l’efficacité sur son tir et de s’adapter plus tranquillement au haut niveau.

La stat : 106.12

Parmi les joueurs qui ont un rôle régulier dans l’effectif du Thunder, Poku est celui qui a la pace la plus élevée avec 106.12. Si la pace du banc est plus élevée que celle du 5 majeur au Thunder, le rookie y participe. On voit souvent Poku prendre le rebond et relancer directement le jeu en prenant son dribble. Une aptitude plutôt intéressante pour un joueur de sa taille, et que l’on espère voir se développer.

Évolution d’Aleksej PokusevskiNotes
Adaptation à la NBA3/10
Développement physique3/10
Flashs balle en main4/10
Shoot3/10
Défense6/10

Isaiah Roby

C’est la surprise du chef (ou plutôt de Mark Daigneault) sur ce début de saison ! Je n’aurais jamais imaginé parler d’Isaiah Roby dans ce type d’article, et encore moins avoir de l’espoir autour de son développement . Alors que l’on s’attendait à le voir couper avant la saison, Roby s’est affirmé comme un élément régulier de la rotation d’OKC. Et il a largement pu profiter des absences d’Al Horford pour se montrer et prouver qu’il avait un certain potentiel et talent.

Comment Roby s’est fait une place dans la rotation ? Grâce à son apport offensif. D’abord, il est toujours très intense et apporte un vrai boost en sortie de banc, tant son envie est débordante. Il est agressif au rebond offensif, toujours prêt à courir en contre attaque et bagarreur sous le panier pour se créer des situations de tirs. Ensuite, il est très intéressant de polyvalence. Poste 4/5, il peut évoluer en Pick and Roll, où il est très utile dans son placement et ses finitions. Il peut aussi attaquer les intérieurs plus lents sur des drives, où il a une bonne maitrise de ses appuis. Si on ajoute à cela un bout de tir, Roby peut devenir une arme intéressante en attaque.

Mais comme on l’avait largement décrit dans notre article qui lui est consacré, le point noir pour Roby est facilement identifiable : la défense. Utilisé la plupart du temps au poste 5, Roby n’est pas assez grand et rugueux pour protéger le cercle ou contenir les pivots adverses. On l’a vu en énorme difficulté face à Vucevic, être dominé par Kanter et Melo… Malgré toute son envie et son intensité, il ne peut assurer le rebond et défendre sur les post-ups. D’ailleurs, il se montre un peu plus à l’aise par passage pour défendre au large ou sur Pick&Roll. Mais là aussi c’est insuffisant, tant il manque de mobilité latérale. Sa progression dans ce domaine sera à suivre toute la saison, car cela sera un facteur déterminant de son futur en NBA.

La stat : 12.6-6.6-2.3 en 26.3 minutes

Les moyennes aux points, rebonds et passes de Roby quand il est titulaire cette année. A chaque fois ou presque qu’Horford était absent, Roby s’est montré à son avantage au côté des titulaires, avec plusieurs très bonnes performances offensives. L’intérieur montre d’ailleurs une plutôt bonne connexion avec les guards et notamment SGA, et permet d’apporter une menace au cercle sur Pick and Roll, avec un profil différent d’Al Horford. On a désormais envie d’en voir plus !

Évolution d’Isaiah RobyNotes
Rôle dans l’équipe7.5/10
Apport offensif8/10
Protection de cercle2.5/10
Défense au large3.5/10
Shoot5/10

La progression du young core du Thunder est donc bien lancée, et permet en plus de gagner quelques matchs ! Et vous, comment jugez-vous les jeunes sur ce début de saison ?

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